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Alpenstock

"Alpenstock" de Rémi de Vos

Mise en scène Michel Durantin

Création 2011

 

Nous sommes en présence d’une comédie brutale,
terriblement drôle, qui, d’une manière radicale, appuyée,
gonflée à l’extrême, pose la question de la haine et du désir,
du travail, de la réussite, de la propreté à l’extrême.
Une histoire d’amour qui ne peut se retrouver
que dans le meurtre... raciste, qui plus est. Tout cela n’est que
prétexte. L’apparent réalisme de la situation, situation violente,
n’est en fait qu’une allégorie du fascisme « ordinaire ».

 

Evidemment le « politique » est en jeu... mais pas uniquement.
La relation complexe entre les individus l’est aussi. Chaque protagoniste est lui-même peuplé d’incertitudes et de
défauts, de maladresses...Fritz, celui qui a « réussi » va lâcher sa
« bonne classe sociale » pour les habits du monstre, de l’assassin,
et du masochiste...mais peut être est ce aussi pour lui une maniè-
re de retrouver le goût et le plaisir avec sa femme ?

Sa jeune femme, impeccable au foyer, ne va-t-elle
pas délibérément se rendre au marché cosmopolite, non pas pour
chercher ce détergent, qui devient le prétexte à la rencontre de
l’inconnu, mais chercher du désir, quelque chose d’enivrant, un
besoin physique qu’elle ne trouve plus dans son foyer, avec son
mari autoritaire ?

Et ce « Carpato-Transylvanien », cet « autre »,
avec son « objet du désir » si proéminent et en même temps
cette parole, cette façon qu’il a de dire l’amour, le désir, en prose,
et qui revient toujours, mais qui ne fait que représenter le réfugié,
le refusé, « l’arabe », celui dont on ne veut pas.
Et lorsqu’il ne revient plus, le couple finit par s’ennuyer...
plus de meurtre à commettre...
La haine comme folie.

 

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