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Il faut bien vivre

Il faut bien vivre.

Lecture-spectacle élaborée et interprétée par Michel Durantin et Dominique Guihard

D'après la correspondance entre

Charles Louis Philippe et Emile Guillaumin

« Lecture-spectacle » des correspondances entre ces deux écrivains, romanciers originaires du bourbonnais, l'un mort en 1909, écrivain de
« Croquignole » et « Bubu de Montparnasse », tombé dans l'oubli d'après guerre, l'autre mort en 1951, grand syndicaliste paysan, écrivain de « La Vie d'Un Simple ».
L'écriture des romans de Philippe évoque parfois une forme de « pudeur », quelque chose de tendre et de poétique, et en même temps une violence toute particulière, celle des classes dites « pauvres » aux prises avec le quotidien et le dur labeur du travail. Un parcours chaotique dans les milieux misérables de la fin du 19ème siècle et du début du 20 ème siècle.
Celle de Guillaumin retrace la difficulté de vivre en milieu rural de la première moitié du 20ème siècle. Son style est celui d'un humaniste.
Philippe est né et a grandi à Cérilly, petite ville de 1400 habitants, près de la forêt de Tronçais dans l'Allier, et Guillaumin est originaire d'Ygrande, bourgade située à 16 kms de Cérilly.
Philippe, comme Guillaumin, à la différence de beaucoup d'écrivains et d'artistes de cette époque, ne sont pas issus de la classe sociale bourgeoise mais du milieu populaire et pauvre des campagnes françaises de 1880. A ce sujet, Philippe dit : « je crois être l'un des premiers de la race des pauvres à être allé dans les lettres ». Ce qui le place d'emblée dans « la vérité fragile et difficile de celles et ceux à qui il donne la parole dans ses romans ».
Leurs engagements auprès des plus misérables sont perceptibles tout au long de leurs écrits. Le style de Philippe est plus poignant, plus étoffé, plus violent aussi. Son écriture est riche. Celle de Guillaumin est tout aussi belle, tout aussi émouvante. Pourtant, chacun à leur manière, ils abordent les sujets de la pauvreté et des longs paysages du centre de la France avec un souci absolu dans le détail.
Notre mise en scène, à travers cette « lecture-spectacle », est de donner à entendre la merveille d'écriture de ces poètes des pauvres mais aussi de « donner du corps » à ces écrits auprès du public.
L'espace est simple, deux petits guéridons, deux lits de fortune, des feuilles de chênes aux pieds des spectateurs, au centre le musicien, celui qui offre la résonnance aux écrits. C'est une lecture « vivante », active, en mouvement. Elle n'est ni figée ni scolaire.

 

Avec le concours de la Société
des amis de Charles Louis Philippe

 

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